Je ne vis pas dans ce monde, je me contente uniquement d' y errer. J' erre sans but précis, j' erre juste là où mes pas me guident.J' avance les yeux éteints, le regard vide sans vraiment regarder où je vais, je divague ici et là. Je suis là sans réellement y être, je me laisse porter par tout et rien. J' existe comme des milliards d' autres personnes sauf que moi j' ai eu beau essayé, je n' ai jamais réussi à me faire une place dans ce monde, j' ai toujours trouvé quelque chose à lui reprocher. Je me dis que finalement ce n' est pas moi qui me dirige à sens contraire mais le monde qui tourne à l' envers. J' avance à contre-sens sans me préoccuper de ce que vous pouvez penser ou bien dire. Jugez-moi, critiquez-moi, insultez-moi, méprisez-moi cela ne m' atteint pas du moins plus. Vos remarques, vos réflexions, plus ou moins désagréables ne me font plus rien, elles ne font que ricocher sur cette carapace que je me suis forgée au cours du temps. Cette carapace tellement solide que peu de monde arrive à la percer. Peu de personnes y parviennent entièrement, elles abandonnent avant ce qui explique le fait que contrairement à certaines personnes je n' ai pas un million d' amis mais je m' en fiche puisque je n' ai pas besoin d' en avoir des milliers pour être bien, me sentir bien ... Je ne crois pas en l' Amitié éternelle même si avec certaines personnes j' ai profondément envie d' y croire car c' est si c' est merveilleux de se dire que quoiqu' il arrive, on est et ne sera jamais seule. Je ne crois pas non plus en l' Amour, je sais qu' il existe mais malheureusement pas pour moi. Ce n' est pas que je ne crois en rien c' est seulement que je ne crois plus tout court puisque l' on m' a trop de fois blessée, brisée, déçue, détruite, trahie qu' à présent j' accorde ma confiance difficilement. Elle ne se donne plus, désormais elle se gagne et encore jamais intègralement. Je ne suis pas suicidaire où je ne sais trop quoi encore, je suis juste rongée par un mal être et cela dure depuis un moment, trop longtemps. J' ai attendu trop longtemps, j' ai préféré le garder pour moi-seule puisque niveau souffrance, je suis égoïste, je ne la partage pas, j' ai attendu si longtemps qu' à présent j' ignore si je vais bien ou mal, si j' ai envie de sourire ou de pleurer, si je l' aime ou si je le déteste ou un mélange de chaque, une sorte de juste-milieu. Je sombre au fil des jours dans mes propres songes, je me perds dans mes mensonges et dans tout ce qui m' entoure. En apparence j' ai l' air forte et heureuse, en apparence. Je suis morte de l' intérieure à force d' en avoir trop encaissé. Je suis faible, trop faible. Je suis le satellite en trop, la cible qu' il te faut, j' ai courbé les épaules, j' ai joué mon rôle, je suis comme tout le monde pourtant malgrès moi de la peur je suis hôtée et elle me dévore au plus profond de moi même. J' ai peur de demain tout comme j' avais peur d' hier et j' ai peur d' aujourd' hui. Ne cherchez pas à me comprendre se serait chercher à comprendre l' incompréhensible..